Les études

Dans le cadre du développement du projet éolien de Quesnoy-sur-Airaines, plusieurs études ont été réalisées:

Écologique
Acoustique
Paysagère

Etude écologique

L’étude écologique est un volet structurant de l’étude d’impact. Elle porte aussi bien sur la flore que la faune avec une spécificité concernant l’avifaune et les chauves souris qui sont potentiellement les plus impactées par l’éolien.

LA FLORE

Hormis la présence du bleuet (espèce rare) observé le long d’un chemin agricole, aucun enjeu majeur n’a été recensé concernant la flore.

LES CHIROPTERES

Les chauves-souris qui sont potentiellement les plus impactées par l’éolien ont été étudiées avec attention par un bureau d’études indépendant.

Les bois et boisements font l’objet d’enjeux très forts, jusqu’à 200 mètres de ces espaces les enjeux sont qualifiés de forts. Ils sont modérés dans la zone tampon jaune.

Les enjeux chiroptérologiques de la zone sont faibles pour trois des éoliennes à l’endroit de l’implantation finale, et modéré pour la quatrième. Les couloirs de passage principaux des chauves-souris sont évités.

L’AVIFAUNE

Les enjeux concernant les oiseaux sont relativement faibles. Toutes les éoliennes du projet se situent dans des secteurs aux enjeux faibles.

Les parcelles concernées par le projet sont des parcelles agricoles, pauvres en espèces nicheuses qui de plus sont habituées aux actions régulières des agriculteurs.

La conception du projet, en deux groupes de deux éoliennes espacés de 1 km permet à l’avifaune de réagir et de contourner le projet éolien.

Le risque de collision est réduit du fait de l’activité, se situant majoritairement entre le bas de pale et le sol.

Des espèces sensibles telles que les busards ou l’oedicnème criard ne font pas l’objet d’enjeux importants.

Etude acoustique

  1. Caractérisation de l’état initial :
  • Pose de sonomètre pendant une durée de 15 à 30 jours afin de mesurer le bruit ambiant (égal au bruit de tous les jours (passage de voitures, tracteurs, bruit du vent dans les arbres…).
  • Ces données couplées avec les données de vent du mât de mesures permettront d’obtenir des corrélations bruit ambiant/vitesse de vent sur les périodes diurnes et nocturnes.
  1. Modélisation numérique :
  • Modélisation acoustique du parc éolien (position et hauteur des éoliennes, caractéristiques de la turbine, topographie du site).
  • Calcul de l’émergence E (E = bruit ambiant avec éoliennes – bruit ambiant sans éoliennes)
  1. Vérification du respect des critères avec la réglementation ICPE.
  • Si dépassement de ces critères : modification de l’implantation et/ou plan de bridage (réduction de la vitesse de rotation ou arrêt complet de l’éolienne) permettant de respecter la réglementation.

Pour le projet de Quesnoy-sur-Airaines si le vent souffle du nord-est la conformité aux valeurs réglementaires est assurée pour toutes les communes aux alentours. En cas de vent du nord-ouest des dépassements des valeurs sont possibles, des plans de gestion sonore qui permettent de respecter la réglementation en termes d’émergence et/ou de niveaux de bruit ambiant sont donc envisagés.

Critères d’émergence réglementaire :
5 dB le jour.
3 dB la nuit.

Seuil des critères d’émergence : 35 dB

Seuil maximum toléré :
70 dB de jour
60 dB de nuit

Exemples d’émissions sonores courantes.
Source : Mairie de Paris

L’ETUDE PAYSAGÈRE

MÉTHODOLOGIE DE L’ÉTUDE PAYSAGÈRE

Objectifs du volet paysager :

  • Identification des enjeux paysagers et patrimoniaux
  • Orienter les choix pour définir l’implantation la plus acceptable en terme de cohérence paysagère
  1. Etat initial
  • Analyse du paysage existant
  • Identification des unités paysagères
  • Identification des enjeux paysagers et patrimoniaux
  • Définition des aires d’études
  1. Analyse des perceptions du projet
  • Définition des aires d’influences visuelles
  • Réalisation des premiers photomontages
  • Analyse des perceptions et réflexions sur les variantes d’implantations
Les études

À l’échelle du périmètre éloigné:

Étude à échelle large pour comprendre le contexte paysager, ses sensibilités patrimoniales (UNESCO…), comment il est structuré…

À l’échelle du périmètre rapproché (local): 

Étude fine depuis les villages à proximité (entrée, sortie, place de l’église…), des hameaux les plus proches et des sensibilités patrimoniales.

RESULTATS DE L’ÉTUDE PAYSAGÈRE

Principaux enjeux :

  • Densité de la composante éolienne dans le secteur
  • Densification du contexte local éolien avec une implantation qui vient s’inscrire en extension des parcs en service de Quesnoy-sur-Airaines I, II et III
  • Eloignement depuis la commune de Quesnoy-sur-Airaines
  • Vallées de l’Airaines et de la Somme
  • Vues depuis les ruines des Ducs de Luynes et le château de Belloy-Saint-Léonard
  • Vues les plus importantes depuis les communes de Quesnoy-sur-Airaines et Tailly

Des impacts faibles à inexistants sont évalués pour ce projet.

Bloc-diagramme à proximité de la zone potentielle d’implantation incluant le périmètre d’étude immédiat (source : BE JC)

Carte 30 : Synthèse des enjeux paysagers du territoire d’étude (source : BE JC)